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Valorisation de la Biomasse : pour une énergie toujours plus verte ! Imprimer Envoyer
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Valorisation de la Biomasse : pour une énergie toujours plus verte !
Biomasse : une filière d’avenir pour les entreprises de Picardie
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 L’utilisation de la biomasse à des fins énergétiques ou agronomiques constitue un secteur d’avenir offrant de réelles opportunités de développement pour les entreprises spécialisées.

granules_bois_pelletsLa Biomasse ? C’est le terme qui, depuis le second choc pétrolier, désigne l'ensemble des produits organiques végétaux et animaux utilisés à des fins énergétiques ou agronomiques. On divise souvent la biomasse en deux catégories distinctes :
-La « biomasse sèche ». Elle comprend les divers déchets ligneux, également appelée « bois-énergie ».
-La « biomasse humide ». Les déchets organiques d'origine agricole (fumiers, lisiers…), agro-alimentaire ou urbaine (déchets verts, boues d'épuration, fraction fermentescible des ordures ménagères…)

La biomasse sèche
L’utilisation de la biomasse sèche consiste tout simplement à utiliser le bois et ses dérivés comme source de production de chaleur, d'électricité ou les deux simultanément en cas de cogénération. Elle fait appel aux gisements de bois issus de l'entretien des forêts, des rebus de l'industrie forestière et dans une moindre mesure au gisement de bois issu des déchets.

Des avantages notablesbois
Ce système comporte en effet de multiples avantages : le bois constitue en effet une ressource naturelle abondante, économique et surtout respectueuse de l’environnement. La combustion du bois émet en effet peu de polluants, la quantité de CO2 rejetée dans l'atmosphère étant à peu près égale à celle absorbée par l'arbre au cours de sa croissance.

Repères :
1 litre de fioul équivaut à 1,5 kilo de tourteaux de colza ou 2,5 kilos de paille ;
1 stère de bois produit, une fois déchiqueté, 1,5 mètre cube apparent de plaquettes (M.A.P.). 10 M.A.P. Produisent autant d'énergie que 1 000 litres de fuel, soit une Tonne équivalent pétrole (T.E.P.) ;
1 mètre cube de plaquettes bois à 22 € équivaut au pouvoir calorifique de 100 litres de fuel à 64 €.
Depuis 35 ans, la consommation française de bois-énergie oscille autour de 40 millions de m3 de bois par an selon la Fédération Nationale du Bois (FNB) ou 9 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) soit quasiment 50% de la production d’énergie renouvelable française.

Un intérêt économique et social
Au-delà de cet aspect environnemental, la filière bois-énergie revêt également un intérêt économique et social. La filière bois énergie est porteuse d’emplois locaux et «non-délocalisables » (1 emploi pour 1000 tonnes de bois utilisé). Les principales activités résident dans la gestion des forêts, le transport, la commercialisation des bûches, ou encore la fabrication des granulés de bois (pellets), des briques de bois reconstituées ou des plaquettes forestières nécessaires à l’alimentation des installations.

La biomasse humide
En plein essor, la valorisation de la biomasse humide (déchets fermentescibles, boues d'épuration) par méthanisation se révèle être un procédé particulièrement intéressant d’un point de vue économique et écologique. Cette technique permet en effet de transformer de la matière organique - boues de stations d'épuration (Step) ou fraction fermentescible des ordures ménagères (Ffom) - en biogaz. Gaz qui peut être, à son tour, transformé en chaleur, en électricité ou en biocarburant.

Des développements attendus
Pour les boues de Step, de nombreuses unités sont déjà équipées de digesteurs. Entre 2007 et 2020, selon l'Association technique énergie environnement (Atee), le nombre de stations équipées devrait doubler.

En ce qui concerne, la valorisation des ordures ménagères, en 2008, la France ne comptait que six usines de traitement par méthanisation, dont une dans la Somme, à Amiens. Leur capacité de traitement avoisinait 560 000 tonnes/an. D’ici 2016, deux à trois nouvelles unités devraient voir le jour chaque année.
nereaNerea crée deux usines de cogénération dans la Somme

Le fournisseur indépendant de solutions énergétiques renouvelables a choisi la Somme pour construire ses deux premières unités de cogénération biomasse.
Le fournisseur indépendant de solutions énergétiques renouvelables Nerea a choisi la Somme pour créer ses deux premières usines de cogénération.
Basée à Nesle, sur la zone d’activité du Mesnil-Saint-Nicaise, la première unité fonctionnera à partir de biomasse et plus particulièrement des sous-produits de l’industrie forestière (branches, etc). La plate-forme, alimentée par 240 000 tonnes annuelles de bois, disposera d’une puissance de 16 MW (production équivalente à la consommation d' une ville de 50 000 habitants) et produira 60 tonnes de vapeur par heure. Celle-ci sera valorisée auprès des usines Ajinomoto (production de glutamate), et Syral, spécialisée dans l’amidon de blé.
L’investissement réalisé se montera à quelque 80 millions d’euros, dont le quart sera financé par la Kogeban, filiale de Nerea. La plate-forme permettra d’économiser 3 millions de tonnes de CO2 par an. Sa mise en œuvre entraînera la création de 35 emplois directs et de  250 emplois dans la filière biomasse.
Située à Estrée-Mons, la seconde unité de cogénération sera opérationnelle en 2012. Elle disposera d’une puissance de 13 MW d’électricité (traitement de 150 000 tonnes de biomasse). La vapeur issue du dispositif sera valorisée dans le process de l’usine Bonduelle.