| Les éco-technologies, un relais de croissance pour les entreprises françaises |
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Les éco-technologies représentent un marché de 500 milliards au niveau mondial. Le secteur enregistre une croissance de 5% par an, offrant des opportunités de développement pour les entreprises sur le marché français, ainsi qu’à l’international.
Dans le cadre de son plan d’action en faveur du développement des éco-technologies, l’Union Européenne a adopté la définition suivante de ces activités. Il s’agit de «l’ensemble des technologies dont l’emploi est moins néfaste pour l’environnement que le recours aux techniques habituelles répondant au même besoin». Eco-industries et cleantech
Concrètement, ce secteur recouvre :
Quatrième exportateur mondial d’éco-technologies, la France entend faire de ce secteur, l’un des moteurs de sa croissance économique. Actuellement, le secteur emploie près de 370 000 personnes et affiche une croissance de 5 % par an. Les éco-entreprises françaises bénéficient en effet de la dynamique de croissance du marché mondial. L’Etat et les collectivités territoriales leur accordent un soutien particulier, notamment via les pôles de compétitivité, afin de favoriser leur développement en France et à l’international. Dans les années à venir, deux secteurs particuliers devraient afficher un dynamisme particulier au niveau mondial :
Norami Technologies : une création réussie dans le domaine des éco-activités.Implantée sur la zone d’activités de Camon, près d’Amiens, l’entreprise Norami Technologies est une société d’ingénierie, spécialisée dans la conception et la fabrication de produits et d’enseignes lumineuses à base de diodes. Alliant économies d’énergie, fiabilité et esthétisme et faible consommation, la technologie LED constitue un marché dynamique, sur lequel l’entreprise a su s’imposer. Créée en 2005 au sein de la pépinière d’entreprise Jules Verne, Norami Technologies n’a en effet cessé de se développer : d’ici 2014, l’entreprise prévoit de tripler ses effectifs et d’augmenter fortement ses activités à l’export. Pour soutenir sa croissance, Norami Technologies consacre chaque année une partie importante de son chiffre d’affaires à la mise au point d’innovations et au dépôt de brevets. L'entreprise explore aujourd'hui les éco-matériaux pour l'élaboration de ses matériaux supports. Selon les industriels du secteur, le marché des LED devrait croître de 6% par an sur la période 2010-2020 et représenter un marché de 80 milliards d’euros. Dans la Somme, des laboratoires à la pointe des éco-technologies Dans la Somme, plusieurs unités de recherche sont aujourd’hui reconnues comme des pôles de référence en matière d’éco-technologies. C’est le cas par exemple du Centre de Valorisation des Glucides de Dury, du Codem (Construction durable et éco-matériaux) ou encore du Laboratoire de Réactivité et de Chimie des Solides (LCRS) de l’Université de Picardie Jules Verne. Chef de file du réseau d’excellence Alistore, qui regroupe pas moins de 16 laboratoires français et européens, le LCRS est aujourd’hui considéré comme une référence mondiale dans le domaine du stockage de l’énergie. Depuis plusieurs années, les chercheurs du laboratoire travaillent notamment sur la mise au point de « batteries vertes », issues de molécules végétales. Recyclables, ces accumulateurs - dont on peut espérer une industrialisation d’ici 5 à 10 ans -, pourraient donner une longueur d’avance aux constructeurs automobiles français dans la mise au point des véhicules électriques du futur.
La Somme à la pointe Terre de tradition agricole, le département de la Somme a su faire évoluer ses savoir-faire traditionnels pour s’engager dans le domaine des éco-technologies. Depuis 2004, le département, comme l’ensemble de la région Picardie, s’est en effet fortement impliqué dans le pôle de compétitivité à vocation mondiale, Industrie et Agro-ressources, spécialisé dans la chimie verte. Associant des groupes internationaux tels que Tereos, Roquette ou Bonduelle, aux PME et centres de recherche présents sur le territoire, les travaux menés dans le cadre du pôle participeront au développement d’une industrie post-carbone compétitive. Grâce à la dynamique régionale enclenchée, le pôle IAR devrait ainsi devenir, à l’horizon de 2015, la référence européenne en matière de valorisation industrielle des agro-ressources, notamment dans les secteurs des bioénergies, des agro-matériaux, des biomolécules et des ingrédients végétaux. |




Norami Technologies : une création réussie dans le domaine des éco-activités.