| L'éolien une énergie dans le vent |
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En 2020, l’énergie éolienne fournira 10% de la production française d’électricité. En dix ans, le secteur pourrait générer plus de 50 000 emplois.
Historiquement, le bouquet énergétique français a été majoritairement axé sur l’énergie nucléaire.
Suite à la signature du Protocole de Kyoto et aux mesures prises dans le cadre du Grenelle de l’environnement, la France s’est engagée à réduire par un facteur quatre ses émissions de gaz à effet de serre, mais également à diversifier ses modes d’approvisionnement énergétiques. 10% de la production électrique en 2020
Les pouvoirs publics ont ainsi fixé un objectif ambitieux : assurer, à l’horizon de 2020, un quart de la production énergétique du pays à partir de ressources renouvelables et notamment de l’éolien. D’ici dix ans, cette ressource, locale et durable, pourrait représenter 10% de la consommation électrique française, soit 25 000 MW.
Pour l’heure, la France ne se classe qu’au 7ème rang mondial en terme de puissance installée, derrière les Etats-Unis (35 159 MW), la Chine (26 010 MW), l’Allemagne (25 777 MW), l’Espagne (19 149 MW), l’Inde (10 926 MW) et l’Italie (4 850 MW). Montdidier, ville pilote de l’éolien public« Ville pilote en maîtrise de l’énergie », la ville de Montdidier a entrepris de diversifier ses approvisionnements énergétiques. Dans ce cadre, la commune a démarré, en janvier 2010, la construction du premier parc public éolien français, baptisé « parc du Moulin à Cheval ». Composé de quatre éoliennes d’une puissance de 2 MW de marque Vestas, le parc du Moulin à Cheval, exploité par la régie communale de Montdidier, pourra couvrir la moitié environ de la consommation électrique de la ville, soit quelque 19 GWh.
Une croissance rapide du secteurEn dépit d’un démarrage tardif, la France a commencé à combler son retard. En six ans, la production d’électricité éolienne a ainsi été multipliée par vingt. Aujourd’hui, elle ne représente toutefois que 1,6% de la consommation électrique avec 4 400 MW de puissance installée, contre 9% en Allemagne. Des perspectives importantes de développement Pour atteindre les objectifs du Grenelle, le rythme d’installation de parcs éoliens sur terre (on-shore) ou en mer (off-shore) doit donc s’accélérer et atteindre 1 800 MW supplémentaires par an. Outre les bénéfices environnementaux attendus, l’essor de la filière aura également un impact sur l’emploi. Actuellement, le secteur emploie 10 000 personnes environ. En dix ans, son développement pourrait générer plus de 50 000 emplois. L’éolien, comment ça marche ? La production d’électricité à partir d’éoliennes repose sur un fonctionnement simple : L’éolienne ou aérogénérateur transforme l'énergie cinétique du vent en énergie électrique ou mécanique. Elle se compose de trois parties :
- le mât, fixé à un socle en béton. Généralement en métal, il mesure 80 à 100 m de haut pour les éoliennes les plus puissantes. Il supporte la nacelle et rotor qui permettent de produire l’électricité.
- le rotor, composé du nez et de l’hélice (les pales). L’hélice possède deux ou trois pales, fabriquées en matériaux composites donc légers, rigides et résistants (souvent polyester renforcé de fibre de verre et/ou fibre de carbone). Leur longueur est comprise entre 30 et 55 mètres. Le rotor est entraîné par l'énergie du vent, il est branché directement ou indirectement (via un système de boite de vitesse) au système mécanique qui utilisera l'énergie recueillie (pompe, générateur électrique...).
- la nacelle : fixée en haut du mât, elle abrite les équipements électriques et électroniques permettant de produire l’électricité. La nacelle peut tourner pour orienter la machine dans la bonne direction.
L’éolien, un secteur d’avenir pour les entreprises de la Somme
Premier département éolien de France, la Somme constitue un terrain favorable au développement d’une filière industrielle spécialisée. Etablissements industriels et PME sous-traitantes s’organisent pour répondre aux besoins des donneurs d’ordres du secteur. Parce qu’elle est placée au cœur d’un gisement important de vent, la Somme est devenue, en quelques années, le premier département éolien de France. Fin 2009, 25 parcs (172 machines) y étaient installés, totalisant une production de 343 MW. En comptant les projets en cours de développement, cette production devrait atteindre 500 MW en 2010 et couvrir 40,8% de la consommation d’électricité du département. Dans les années à venir, cette progression devrait encore s’accélérer. Les objectifs fixés lors du Grenelle de l’environnement nécessiteront en effet l’installation de 1 800 MW supplémentaires chaque année pour parvenir à 25 000 MW.
Un potentiel off-shore et on-shore important En pointe dans le domaine, la Somme, labellisée Eco-territoire, participera directement à cette stratégie de diversification énergétique. Le potentiel local demeure en effet important, notamment au large de la côte picarde. Actuellement, 3 projets d’implantation de 280 éoliennes off-shore sont à l’étude. Réalisés, ils pourraient fournir 1 500 des 6 000 MW «off-shore », prévus lors du Grenelle. Des opportunités de développement économique
L’essor et la structuration de la filière éolienne profiteront durablement au tissu économique de la Somme. ![]() Une dizaine d’entreprises, telles que Carbone Lorraine ou Douce Hydro, se sont déjà positionnées auprès des grands acteurs industriels du secteur. Même si le marché reste dominé par des constructeurs étrangers, ceux-ci sont en effet désireux de trouver un réseau de sous-traitants qualifiés et innovants à proximité des lieux d’implantation. Le marché de l’éolien, très enclin à l’innovation, offre donc de réelles opportunités de développement pour les entreprises locales. Fonderie, usinage, chaudronnerie, génie civil, maintenance… Tous les secteurs traditionnellement présents dans la Somme et plus généralement en Picardie sont concernés. Plus particulièrement, le secteur de la maintenance présente des réserves de croissance importantes : selon les études menées, cette filière pourrait générer près de 200 emplois en dix ans.
C’est pourquoi, dans la Somme, les pouvoirs publics oeuvrent à la mise en place de formations spécifiques. La création d’un BTS Maintenance éolienne est prévue à la rentrée 2010. Un potentiel d’innovation
Pour assurer leur diversification dans ce secteur durable, les PME locales pourront en outre, s’appuyer sur l’important réseau régional de centres de transfert de technologie ou de recherche et développement (CETIM, UTC, Critt Polymères, C2TR…). ![]() Selon les estimations, le secteur pourrait représenter 16 000 emplois directs (20 000 indirects), en 2012, dont 2 150 dans la gestion et maintenance des parcs. En 2009, l’éolien a représenté un marché de 50 milliards d’euros au niveau mondial. Pour aller plus loin : Téléchargez la plaquette "L'éolien dans la Somme" Consultez le dossier diversification éolienne |




Suite à la signature du Protocole de Kyoto et aux mesures prises dans le cadre du Grenelle de l’environnement, la France s’est engagée à réduire par un facteur quatre ses émissions de gaz à effet de serre, mais également à diversifier ses modes d’approvisionnement énergétiques.
Montdidier, ville pilote de l’éolien public
Une croissance rapide du secteur
L’éolien, comment ça marche ? 
